Le Ghetto de Venise

Durant le XVIIème siècle, les premières années furent particulièrement prospères pour la population juive qui contrôlait une grande partie du commerce vénitien à l’étranger, mais à la fin du siècle l’antisémitisme se fit toujours plus important en ville et le gouvernement imposa des limitations notables à leurs activités économiques. C’est en 1797 qu’arrivèrent les troupes napoléoniennes, les portes qui limitaient la liberté de la population juive furent abattues, rendant ainsi leur dignité à cette population, enfin égaux à tous les vénitiens. Le ghetto fut par la suite un simple lieu de rencontre pour la communauté hébraïque vénitienne jusqu’à la conclusion de la seconde Guerre Mondiale, pendant cette période les déportés furent au moins 200 mais les le ghetto fut conservé.
Le ghetto est identifié en trois zones adjacentes: premièrement, le Ghetto novo, la partie la plus ancienne, concédait à la communauté en 1516, le ghetto vecchio datant de 1541 et le ghetto nuovissimo remontant à 1633.
A l’intérieur du ghetto sont présentes en tout 5 synagogues reconnaissables en partie par leurs coupoles, toujours lieux de cultes pour la communauté résidente, elles sont ouvertes aux visites. Les synagogues les plus importantes sont : la plus ancienne ; la Synagogue Allemande érigée en 1528 par la communauté juive d’origine germanique qui était la plus grande quand fut fondé le ghetto ; et enfin la Synagogue Levantine, dont la façade extérieure est de l’artiste Longhena. Celle-ci affiche deux inscriptions : une à la mémoire de la destruction du Temple de Jérusalem, l’autre pour la commémoration des juifs vénitiens décédés pendant la deuxième Guerre Mondiale. L’autre étape à ne pas perdre est le Musée d’Art Hébraïque, ouvert en 1955, qui présente des collections rares et des objets provenant des 5 synagogues ou de donations privées de tous les coins du monde.
Particularité encore visible, le célèbre Banco Rosso, un des nombreux comptoirs de gage présent dans le ghetto, la Sérénissime République en effet obligeait les personnes appartenants à la communauté hébraïque à pratiquer uniquement la profession de vendeur de chiffons et de banquiers, définissant a priori les taxes qu’ils auraient put appliquer. Le nom de Banco Rosso (comptoir rouge) vient de la couleur rouge des reçus donnés par ces commerçants. On trouve une référence à cela dans la comédie de William Shakespeare, Le Marchant de Venise. Dans le ghetto est présente actuellement une communauté hébraïque qui continue aujourd’hui de cultivé ses propres traditions et religion, en promouvant des lieux où acheter ou manger Kasher que ce soit pour la communauté même que pour les vénitiens et touristes.






